Stéphanie Frappart : une année en or !

Publié le 09/12/2019

Une année 2019 qui s’achève en apothéose avec le titre honorifique de meilleure arbitre mondiale.

Une année que Stéphanie Frappart et Manuela Nicolosi ne vont certainement pas oublier !
Premières femmes à arbitrer un match de Ligue 1 et à accéder à ce niveau, premières Françaises à diriger une Finale de Coupe du Monde Féminine FIFA et premières femmes à diriger une rencontre européenne masculine… et sur une finale, avec la Supercoupe de l’UEFA (Chelsea-Liverpool).

A l’heure où le développement de l’arbitrage féminin est une des priorités de la FFF, Stéphanie Frappart, en marge de la rencontre de Domino’s Ligue 2 : Berrichonne de Châteauroux / FC Sochaux Montbéliard, nous a accordé un moment pour revenir sur cette année en or…

Les arbitres : Stéphanie Frappart, Manuela Nicolosi, Cyril Saint Crisq Lompré et Aldric Chancioux aux côtés d’Alain Léauté (CFA), Marc Touchet (Président du District de l’Indre), Christian Kerlogot (CPDA), Faouzi Jawadi (CDA) et Jean-Luc Beaufrère (Référent en arbitrage).

« Si tu devais retenir une seule image sur cette année ? »

Stéphanie : « Une seule image est impossible tant 2019 a été exceptionnelle pour moi ! En moins de 3 mois j’ai vécu des d’émotions et des consécrations que je n’aurais jamais imaginé à l’aube de cette saison. Ce qui me restera de cette année est surtout le sentiment du devoir accompli sur des rencontres où j’étais vraiment attendue, notamment sur ma première rencontre de Ligue 1 ou la finale de la Supercoupe d’Europe en Turquie ».

« Cela a dû changer un peu la vie ? »

Stéphanie : « Oui complètement, j’étais déjà un peu reconnue et médiatisée, cela s’est décuplé. Je suis devenue un symbole pour beaucoup de personnes qu’elles soient sportives ou pas. Un modèle dans le football, pour les jeunes femmes arbitres, pour les femmes dans le football mais aussi en dehors pour la place des femmes dans la société ».

« C’est effectivement un formidable exemple de confiance donné aux femmes ? »

Stéphanie : « Être une femme n’est plus une barrière pour diriger des rencontres de haut niveau chez les hommes. Il a fallu du temps, mais nous avons prouvé qu’à force de travail et de persévérance c’était possible, même si le chemin n’a été simple tous les jours ! »

« En tant qu’ancienne joueuse, quels conseils pourrais-tu donner à celles qui s’intéressent à l’arbitrage ? »

Stéphanie : « Jouer et arbitrer c’est possible. C’est d’ailleurs ce qui m’a permis d’acquérir des compétences importantes, comme la lecture du jeu, les relations sur le terrain et l’aisance dans la prise de décision. Certaines joueuses jouent peu ou souhaiteraient évoluer à un niveau supérieur, l’arbitrage peut leur permettre d’accéder à la D2 ou D1 Féminine, alors essayez l’arbitrage et vous verrez que c’est un monde passionnant. »

« Que peut-on te souhaiter pour 2020 ? »

Stéphanie : « Le challenge pour moi en 2020 est la Ligue 1 avec l’objectif de continuer à bien m’intégrer dans ce championnat en réalisant les performances attendues, sans que l’on parle trop de moi… »

Par Julie Bourgeais

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